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L’expérience de la décharge enchaînée dans la galerie des Glaces

Versailles, lieu de démonstration des sciences

Auteur(s) : Anonyme

Date de réalisation : 1746

Provenance : France

Caractéristiques/Origines : La galerie des Glaces où fut réalisée l’expérience de la décharge enchaînée en 1746 © Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon

Description:
Le spectacle des étincelles, des lueurs et des secousses électriques est une mode culturelle répandue dans toutes les cours européennes. L’abbé Nollet, qui a déjà publié un ouvrage sur ce sujet, acquiert une haute renommée dans ce domaine. Il ressent lui-même – et fait ressentir – les effets de la secousse, connue à l’époque sous le terme de « commotion » électrique. Il en varie les conditions. Pensant diminuer l’intensité de la décharge, il l'a fait passer par plusieurs personnes se tenant par la main. Mais si cela permet de faire partager la commotion à un plus grand nombre d’amateurs simultanément, sa force reste la même. La plus célèbre de ces décharges en chaîne fut effectuée dans la galerie des Glaces en présence du Roi et de la cour le 14 mars 1746, avant même l’annonce publique de la découverte. Le nombre de participants varie suivant les récits, ce qui peut laisser penser qu’elle fut répétée : soixante-quatre personnes, puis cent quarante, voire deux cent quarante. Le Roi lui-même se fait donner la décharge plusieurs fois en privé, dans le cabinet de physique, avec d’autres membres de la cour. L’expérience est reprise dans toute l’Europe, bien au-delà des cabinets de physique, jusque dans les salons et sur les boulevards. À lui seul, Nollet aurait ainsi électrisé plus de deux mille personnes pendant les premiers mois de 1746.

C’est du côté de la médecine que l’intérêt se profile. Dans l’espoir de guérir des paralytiques, Nollet en soumet quelques-uns à la décharge. Les résultats sont incertains, mais des membres insensibles recouvrent une certaine sensibilité. L’électricité ne pourrait-elle pas permettre de distinguer la mort apparente de la mort réelle, et même avoir partie liée avec la sexualité – en 1772 le duc de Chartres fera soumettre à la décharge les castrats de la chapelle royale. Pour Nollet c’est « un élément qui nous est plus intime que l’air même que nous respirons ».

Versailles, lieu de démonstration des sciences


Présentation au roi et démonstration devant la Cour constituent la consécration suprême, équivalente à un prix Nobel. Elles ont aussi pour but d’obtenir l’acquisition par la Couronne ou de trouver des débouchés auprès des manufactures car les capitaux, tant ceux du Trésor royal que ceux des particuliers, sont concentrés à la Cour...

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